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Marchés de Noël en Alsace : lequel choisir selon ce qu'on cherche

Seize marchés de Noël d'Alsace retenus sur plus de cent, avec période 2026, jours d'ouverture et parking relais de chacun, et lequel prendre si on n'en fait qu'un.

Publié le 13 min de lecture

Chalets en bois d'un marché de Noël alsacien au pied de maisons à colombages, le soir, guirlandes allumées

« On a trois jours début décembre, on veut un grand marché et un village, et on ne veut pas passer nos soirées dans les bouchons. Lesquels ? » La question arrive chaque automne, sous une forme ou une autre, et elle a une réponse courte : Colmar en semaine, un village du vignoble le samedi par la navette, et le dimanche un marché qui n’existe que deux week-ends par an, Ribeauvillé ou Neuf-Brisach selon le côté où l’on dort. Si on n’en fait qu’un, on prend Colmar : six marchés à dix minutes à pied de la gare, ouverts tous les jours du 23 novembre au 29 décembre 2026, et les villages du vignoble à un quart d’heure de bus.

L’Alsace compte plus de cent marchés de Noël, de la place Broglie de Strasbourg à la cour de ferme ouverte un seul samedi. Ils ne se ressemblent pas, et le nom seul ne dit pas ce qu’on va trouver. Cette page en garde seize et dit pour chacun à qui il convient, quand il ouvre, et ce qu’il fait moins bien que le voisin.

Comment ces seize marchés ont été retenus

Un marché entre ici parce qu’il apporte quelque chose qu’aucun autre de la liste n’apporte : la taille, un décor, un calendrier, un genre. Le marché de village qui ressemble au marché de village d’à côté, avec les mêmes chalets et le même vin chaud, reste dehors, si joli soit-il. Les fermes de Noël de Quatzenheim y sont parce qu’elles sont le modèle du genre, pas parce qu’elles seraient les seules cours de ferme ouvertes en décembre.

Les dates sont celles annoncées pour 2026 par les offices de tourisme et par le calendrier de l’agence d’attractivité de l’Alsace. Elles bougent d’un jour ou deux d’une année sur l’autre, presque toujours autour du dernier vendredi de novembre, et la page du calendrier d’une saison explique la mécanique. Pour un séjour posé à date fixe, on revérifie en octobre.

Strasbourg, le plus ancien et le plus grand

Le Christkindelsmärik tient la place Broglie depuis 1570, et il a débordé depuis sur la place de la cathédrale, la place Kléber avec son sapin de trente mètres et une dizaine d’autres. Autour de trois cents chalets, une ouverture le dernier vendredi de novembre et une fermeture le 24 décembre au soir, pas après. Le détail des places, des horaires et de l’accès est sur la page du marché de Strasbourg.

Idéal pour qui veut le décor complet, cathédrale comprise, et arrive en train : la gare est à douze minutes à pied de la place Kléber. Le revers : la foule des samedis, qui avance au pas dans la rue des Orfèvres, et les nuits d’hôtel, qui passent du simple au double en décembre. Qui veut un marché entre Noël et Nouvel An ne le trouvera pas ici.

Colmar, six marchés dans une ville qu’on traverse à pied

Colmar répartit ses chalets sur six places : les Dominicains, l’Ancienne Douane, la place Jeanne-d’Arc, le marché des enfants sur la Petite Venise, le Koïfhus à l’intérieur pour l’artisanat, et le marché gourmand près de la cathédrale. Tout tient dans un rectangle qu’on parcourt en vingt minutes. Ouverture le 23 novembre 2026, fermeture le 29 décembre, tous les jours.

Idéal pour qui vient en semaine et sans voiture. Le train TER met trente minutes depuis Strasbourg, et c’est de Colmar que partent les navettes de Noël vers Kaysersberg, Riquewihr, Ribeauvillé et Eguisheim. La ville est petite, et un samedi de décembre elle sature plus vite que Strasbourg. Le quai de la Poissonnerie, le soir, se visite en file indienne.

Mulhouse et son étoffe de Noël

Chaque année, Mulhouse fait dessiner un tissu, l’étoffe de Noël, et en habille les chalets de la place de la Réunion, les façades et les nappes. C’est le seul marché d’Alsace qui change de couleur à chaque édition, et c’est un héritage direct des indienneries qui ont fait la ville. Du 20 novembre au 27 décembre 2026.

Idéal pour qui veut une ville en fête sans la file d’attente, et qui dort moins cher qu’à Colmar. La gare est à dix minutes à pied. Ce qui lui manque, c’est le décor : le centre ancien de Mulhouse a de belles façades, et presque aucun colombage.

Obernai, ouvert jusqu’au 31 décembre

Obernai a nommé son marché « de la gastronomie et de l’artisanat », et ses chalets tiennent la place du Marché sous le beffroi, du 27 novembre au 31 décembre 2026. C’est la plus longue saison de la liste, et l’une des rares qui couvrent la semaine entre Noël et le Nouvel An.

Idéal pour qui arrive après le 25 décembre, et pour qui loge autour de Strasbourg sans vouloir y entrer : le TER met trente minutes et la gare est à cinq cents mètres des remparts. Le mont Sainte-Odile est à un quart d’heure. Une fois le tour de la place fait, on a vu le marché ; c’est la ville, avec son puits à six seaux et ses remparts, qui tient l’après-midi.

Haguenau, le marché des familles du nord

Au nord de Strasbourg, Haguenau pose une cinquantaine de chalets dans son centre et une patinoire à côté, du 20 novembre au 30 décembre 2026. Il ouvre parmi les premiers et ferme parmi les derniers.

Idéal pour une famille qui dort dans le nord du Bas-Rhin ou en Outre-Forêt, avec des enfants qui veulent patiner plus que regarder des santons. La gare est à dix minutes à pied du marché. Hors la patinoire, il n’a rien qu’on ne trouve ailleurs : on y va parce qu’on est à côté.

Sélestat, le berceau du sapin

La Bibliothèque humaniste de Sélestat garde le document de 1521 qui mentionne pour la première fois des sapins coupés pour Noël, et la ville a bâti son marché dessus. Une trentaine de chalets sur trois places, place d’Armes, place de la Victoire et place du Docteur-Kubler, et dans l’église Saint-Georges dix sapins suspendus sous la nef qui racontent cinq siècles de décoration, du XVIe siècle à nos jours, entrée libre. Le récit complet est sur la page du sapin de Sélestat.

Idéal pour qui veut comprendre d’où vient l’arbre, et pour qui fait étape entre Strasbourg et Colmar : la gare est sur la ligne, à vingt minutes de chacune. Le marché en lui-même est petit, et sans l’exposition et la bibliothèque il ne justifierait pas le détour.

Riquewihr, le village de carte postale

Riquewihr est le village qu’on voit sur les affiches, et son marché en profite : les chalets tiennent l’esplanade des remparts et les places du centre, dans une rue principale de quelques centaines de mètres entre deux portes. Du 28 novembre au 20 décembre 2026, avec un parking relais au Naturoparc de Hunawihr, 220 places à 10 euros la voiture, navette toutes les demi-heures le samedi et le dimanche. Le reste de l’année, la page de Riquewihr dit ce qu’on y fait.

Idéal pour qui veut la photo, colombages, enseignes et guirlandes dans la même image, et accepte de la partager. Tout le reste se paie. Le samedi après-midi, on ne choisit pas son pas dans la rue du Général-de-Gaulle, et les chalets vendent beaucoup de choses qui n’ont pas été faites en Alsace. Il ferme aussi le 20 décembre, avant tous les autres villages de la liste.

Kaysersberg, l’artisanat sur quatre week-ends

Kaysersberg n’ouvre son marché que du vendredi au dimanche : les 27, 28 et 29 novembre, puis les 4, 5, 6, 11, 12, 13, 18, 19 et 20 décembre 2026. Une trentaine de chalets dans la cour de l’Arsenal et derrière l’église Sainte-Croix, au pied des ruines du château, tenus par une association qui choisit ses exposants. On y trouve des jouets en bois, de la céramique, des couronnes de l’Avent, pas de guirlandes électriques importées. Ce qu’il reste du village quand le marché est fermé est décrit sur la page de Kaysersberg.

Idéal pour qui vient acheter, pas seulement regarder, et qui peut être là un week-end. Le calendrier est aussi sa limite. Du lundi au jeudi, les chalets sont fermés, et le village, lui, reste un village de vignerons avec ses caves et ses volets clos.

Eguisheim, le village ouvert en semaine

Eguisheim est bâti en cercles autour de son château, et le marché suit les rues rondes du 27 novembre au 30 décembre 2026, tous les jours. C’est le village du vignoble qui reste ouvert le mardi, le mercredi, et après Noël.

Idéal pour qui ne peut venir qu’en semaine et veut quand même un village, et pour qui dort à Colmar : six kilomètres, une navette de Noël le week-end. Sa taille joue contre lui. Le tour des remparts prend vingt minutes, et les chalets sont moins nombreux qu’à Riquewihr. On y va pour la promenade du soir, pas pour la journée.

Turckheim, le calendrier de l’Avent et le veilleur de nuit

Turckheim a installé un calendrier de l’Avent géant sur une façade de la place, et chaque soir à 17 heures une fenêtre s’ouvre devant le public. À 21 heures, le veilleur de nuit fait sa ronde en chantant, lanterne et hallebarde, comme les textes de la ville l’attestent depuis 1540. Le marché tient du 27 novembre au 30 décembre 2026.

Idéal pour des enfants, et pour qui aime les usages qu’on ne joue pas seulement pour les visiteurs. La gare TER de la ligne Colmar-Munster est dans le village, à cinq minutes à pied de la porte de France. Entre 17 heures et 21 heures, il y a un creux, et le marché en lui-même est modeste. On dîne sur place et on attend le veilleur.

Munster, le marché de la vallée

À Munster, une trentaine de chalets tiennent la place du Marché sous le nom de « Noël au cœur des montagnes » : artisanat des Vosges, fromage, soupe au munster servie chaude. Du 20 novembre au 20 décembre 2026 du vendredi au dimanche, puis tous les jours du 21 au 30 décembre, de 10 heures à 19 heures.

Idéal pour qui dort dans la vallée ou dans une ferme-auberge des hauteurs, et veut un marché à taille de bourg avec la montagne au bout de la rue. La gare est sur la ligne de Colmar, quarante minutes. Le décor est plus sobre que dans le vignoble, et le calendrier à deux régimes qu’il faut avoir lu avant de venir un mardi de début décembre.

Ribeauvillé, le marché médiéval sur deux week-ends

À Ribeauvillé, le marché est une fête costumée : les 5, 6, 12 et 13 décembre 2026, la Grand’Rue se remplit de gueux, de manants, de cracheurs de feu et de musiciens, avec du sanglier à la broche et de la cervoise. Entrée libre. La voiture reste au parking relais Cordon-Schmidt, 22 route de Colmar à Bergheim, 750 places à 10 euros, et une navette gratuite fait le trajet toutes les vingt minutes. Le programme heure par heure est sur la page du Noël médiéval de Ribeauvillé.

Idéal pour qui veut du spectacle plutôt que des achats, et vient avec des enfants qui se lassent des chalets. Il n’existe que quatre jours, et ces quatre jours sont les plus chargés du vignoble. Hors de ces deux week-ends, Ribeauvillé en décembre est une ville décorée avec quelques chalets, agréable et sans plus.

Neuf-Brisach, le village de 1700 dans la forteresse

Dans l’octogone de Vauban, exposants et figurants en costume reconstituent un village de l’an 1700, avec forgeron, horloger, brodeur, crèche vivante et animaux de ferme, entre la place de la Mairie et la salle des fêtes. Les 11, 12 et 13 décembre 2026 : le vendredi de 14 heures à 20 heures, le samedi de 10 heures à 21 heures, le dimanche de 10 heures à 18 h 30. Entrée gratuite, navette depuis Colmar le week-end. La forteresse elle-même a sa page, Neuf-Brisach.

Idéal pour qui a déjà vu le médiéval de Ribeauvillé et veut autre chose le week-end suivant, ou qui dort côté Rhin, entre Colmar et Fribourg. Un seul week-end, et une plaine sans le relief du vignoble en toile de fond. Passé le rempart, on est dans une ville de garnison, pas dans un village de vignerons.

Wissembourg, le marché de Hans Trapp

Tout au nord, contre la frontière, Wissembourg dresse ses chalets autour de l’abbatiale Saints-Pierre-et-Paul du 27 novembre au 20 décembre 2026 : le vendredi de 17 heures à 20 heures, le samedi de 11 h 30 à 20 heures, le dimanche de 11 h 30 à 19 h 30. C’est ici que Hans Trapp, le père Fouettard alsacien, défile chaque année avec le Christkindel dans les rues éclairées ; qui il est, et d’où il vient, se lit sur la page des personnages du Noël alsacien.

Idéal pour qui loge en Outre-Forêt ou vient du Palatinat, et pour qui veut voir les personnages de la tradition plutôt que le père Noël. La gare est à dix minutes à pied. Il n’ouvre pas du lundi au jeudi, et il ferme le 20 décembre. Le reste de la ville se découvre sur la page de Wissembourg.

Bouxwiller, deux cents exposants tenus par des lycéens

Le Christkindelsmärik de Bouxwiller, au pays de Hanau, occupe tout le centre ancien les 11, 12 et 13 décembre 2026, avec deux cents exposants, un marché aux truffes d’Alsace à part, et chaque soir le cortège de Hans Trapp et du Christkindel joué par les élèves du lycée de la ville, qui le tiennent depuis 1991. En 2025, le vendredi ouvrait à 14 heures et fermait à 21 heures, le samedi de 10 heures à 20 heures, le dimanche de 10 heures à 19 heures. Le marché a sa propre page, le Christkindelsmärik de Bouxwiller.

Idéal pour qui veut un grand marché sans les cars de touristes, et qui achète : deux cents stands, c’est plus que Kaysersberg et Sélestat réunis. Trois jours seulement, à quarante minutes de Strasbourg par la route, et sans gare. On y va en voiture, et on s’y gare loin.

Quatzenheim, les fermes de Noël

Le samedi 12 décembre 2026, quatre fermes du centre de Quatzenheim ouvrent leurs cours en U, chacune décorée d’une couleur, rouge, blanche, bleue ou dorée, et les stands s’installent dedans. Vin chaud, soupe, crêpes, chants, un père Noël pour les enfants, et une collecte de jouets pour le Secours populaire. C’est gratuit, c’est à seize kilomètres de Strasbourg, et en 2025 ça durait de 16 heures à 22 heures. Les corps de ferme sont ceux dont parle la page du Kochersberg.

Idéal pour qui dort dans le Kochersberg ou à l’ouest de Strasbourg et veut un soir de Noël de village où les habitants tiennent eux-mêmes les stands. Il dure six heures dans l’année, et le stationnement dans un village de moins de mille habitants se règle dans les rues voisines. On arrive tôt ou on marche.

Les seize marchés en un tableau

MarchéDéptPériode 2026JoursPour qui
Strasbourg67fin novembre au 24/12tous les joursle grand décor, en train
Colmar6823/11 au 29/12tous les joursla semaine, sans voiture
Mulhouse6820/11 au 27/12tous les joursla ville sans la foule
Obernai6727/11 au 31/12tous les joursaprès le 25 décembre
Haguenau6720/11 au 30/12tous les joursles familles du nord
Sélestat67fin novembre à fin décembretous les joursl’histoire du sapin
Riquewihr6828/11 au 20/12navettes le week-endla photo
Kaysersberg6827/11 au 20/12vendredi à dimanchel’artisanat
Eguisheim6827/11 au 30/12tous les joursun village en semaine
Turckheim6827/11 au 30/12tous les jours, 17 h et 21 hles enfants
Munster6820/11 au 30/12ven-dim, puis tous les jours dès le 21/12la vallée
Ribeauvillé685-6 et 12-13/12deux week-endsle spectacle médiéval
Neuf-Brisach6811 au 13/12un week-endle village de 1700
Wissembourg6727/11 au 20/12vendredi soir à dimancheHans Trapp
Bouxwiller6711 au 13/12un week-endacheter sans les cars
Quatzenheim67samedi 12/12un soirla cour de ferme

Le tableau se lit d’abord par la colonne des jours : c’est elle qui élimine. Un séjour du lundi au jeudi raye d’un coup Kaysersberg, Ribeauvillé, Neuf-Brisach, Wissembourg, Bouxwiller et Quatzenheim, et il reste dix marchés ouverts, dont deux villages.

Ce qui ferme le 25 décembre et ce que change le 26

Tous les marchés de la liste ferment le 25 décembre, Colmar compris, hors une ouverture partielle de quelques heures certaines années. Le 26 décembre, la Saint-Étienne, est un jour férié en Alsace et en Moselle, hérité du droit local ; en 2026 il tombe un samedi. Les marchés qui courent après Noël rouvrent ce jour-là, mais avec des exposants en moins et des horaires de dimanche. Ce qui reste ouvert entre Noël et le Nouvel An, en pratique : Colmar jusqu’au 29, Eguisheim, Turckheim, Haguenau et Munster jusqu’au 30, Obernai jusqu’au 31. Strasbourg, Riquewihr, Kaysersberg et Wissembourg sont déjà démontés.

Y aller sans voiture

Neuf des seize marchés ont une gare à moins de quinze minutes à pied : Strasbourg, Colmar, Mulhouse, Obernai, Haguenau, Sélestat, Turckheim, Munster, Wissembourg. Riquewihr, Kaysersberg, Ribeauvillé et Eguisheim n’en ont pas, et c’est pour eux que Colmar fait tourner ses navettes de Noël du vendredi au dimanche, un bus par heure le vendredi et toutes les demi-heures le week-end, 17 euros la journée par adulte, gratuit avant douze ans, réservation obligatoire et billets en nombre limité. Bouxwiller et Quatzenheim se rejoignent en voiture ou par les cars Fluo, avec des horaires du samedi qu’on lit avant de partir.

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Colmar ouvre le 24 novembre, Strasbourg ferme le 24 décembre à 18 h, Eguisheim tient jusqu'au 30 avec quatre jours de coupure au milieu. Les dates, les horaires du soir, et ce qui reste ouvert le 25 et le 26 décembre.

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